Analyse

Quentin Renaud

12 janv. 2026

Troisième guerre mondiale l’illusion du basculement imminent

Troisième guerre mondiale l’illusion du basculement imminent

Troisième guerre mondiale l’illusion du basculement imminent

Fighter jet taking off from airport runway
Ce que les indicateurs disent vraiment du risque de guerre systémique

Le réarmement est l’une des questions centrales de ce début d’année 2026, dans un contexte international marqué par une montée des tensions structurelles et par des opérations militaires à forte valeur symbolique. L’opération Absolute Resolve, conduite par les États-Unis le 3 janvier 2026 et ayant conduit à la capture du président vénézuélien Nicolás Maduro à l’issue d’une action combinant frappes aériennes, renseignement et forces spéciales, a ravivé les discours sur un possible retour de la guerre de haute intensité entre grandes puissances. L’opération aurait causé plusieurs dizaines de pertes parmi les forces vénézuéliennes et leurs alliés.

Dans le même temps, les débats européens autour du renforcement capacitaire, notamment à travers l’initiative Readiness 2030 visant à mobiliser jusqu’à 800 milliards d’euros sur la décennie, témoignent d’une prise de conscience stratégique sans pour autant annoncer un basculement vers une économie de guerre totale comparable à celle du XXe siècle.

Derrière ces signaux spectaculaires, la question centrale est la suivante : comment interpréter ces dynamiques dans une lecture systémique du rapport de forces mondial, et pourquoi parle-t-on de réarmement massif alors qu’aucune configuration de guerre mondiale classique ne se dessine de manière crédible ?

États-Unis, Venezuela et lecture stratégique

L’opération Absolute Resolve a frappé par son ampleur, sa rapidité et sa précision. En quelques heures, les États-Unis ont démontré leur capacité à neutraliser un pouvoir hostile au cœur même de sa capitale. Le traitement médiatique dominant a privilégié une lecture psychologisante, centrée sur l’imprévisibilité supposée du président américain et sur une décision présentée comme impulsive.

Cette interprétation est superficielle. Elle confond style de communication et rationalité stratégique. Comme l’a souligné le général Pierre de Villiers, Donald Trump peut apparaître tactiquement déroutant dans sa forme, mais ses orientations sont politiquement et stratégiquement lisibles. L’opération relève d’une planification, non d’un emportement. Elle s’inscrit dans une doctrine de coercition démonstrative visant à restaurer la crédibilité de la dissuasion par l’action.

Une opération de coercition, pas de conquête

Il ne s’agit ni d’un projet de reconquête territoriale en Amérique latine, ni du prélude à une entreprise impériale classique. Les États-Unis ne cherchent pas à administrer le Venezuela ni à en faire un protectorat. La logique est celle d’une frappe politique ciblée.

Le message est double.

Il est d’abord adressé aux régimes hostiles ou alignés sur des puissances rivales : aucune distance, aucun statut juridique, aucune protection diplomatique ne garantit l’immunité lorsqu’un nœud stratégique est jugé critique.

Il est ensuite destiné à Moscou et Pékin. Depuis deux décennies, le Venezuela constituait pour eux un point d’appui politique, militaire, énergétique et financier en Amérique latine. En neutralisant le sommet de l’État, Washington ne frappe pas seulement un régime, mais un relais d’influence dans une zone qu’il considère toujours comme relevant de sa profondeur stratégique.

Le pétrole comme levier, non comme finalité

Réduire l’opération à une quête de pétrole bon marché est une erreur d’analyse.

Les États-Unis disposent d’une production abondante et d’une sécurité énergétique largement assurée. Le Venezuela, malgré l’importance de ses réserves, souffre d’un effondrement structurel de ses capacités d’extraction lié à la dégradation de ses infrastructures, à la fuite des compétences et aux sanctions internationales.

Même dans un scénario de redressement rapide, les principaux bénéficiaires seraient les grandes compagnies énergétiques internationales, seules capables de mobiliser les capitaux, les technologies et les chaînes logistiques nécessaires. La rente serait captée par des acteurs privés insérés dans des marchés mondialisés. L’État américain n’en tirerait qu’un effet macroéconomique indirect par détente éventuelle des prix.

Le pétrole n’est donc pas la cause première. Il est un instrument parmi d’autres dans un rapport de forces global.

Dollar, influence et architecture de puissance

L’enjeu central est d’ordre systémique. Le Venezuela s’était progressivement intégré dans des dispositifs visant à contourner la centralité du dollar, en développant des accords énergétiques et financiers avec la Chine et la Russie, en recourant à des mécanismes de paiement alternatifs et en s’inscrivant dans des architectures monétaires concurrentes.

Dans une compétition entre grandes puissances qui porte désormais autant sur les normes, les monnaies, les infrastructures financières et les chaînes de valeur que sur les territoires, contrôler un nœud énergétique majeur revient à sécuriser une pièce du système de domination.

Absolute Resolve apparaît ainsi moins comme une opération de prédation que comme une action de stabilisation de l’ordre existant. Elle rappelle que la maîtrise des flux stratégiques, énergétiques, financiers et informationnels demeure indissociable de la capacité d’imposer des rapports de force politiques.

Ce n’est pas une guerre pour le pétrole. C’est une guerre pour l’architecture du système.

Le Groenland, entre fantasme d’invasion et réalité de l’influence

Dans le prolongement de l’opération vénézuélienne, les déclarations américaines sur le Groenland ont nourri l’idée d’un nouveau front potentiel. Depuis le 4 janvier 2026, le président américain a publiquement évoqué l’intérêt d’une acquisition durable du territoire afin d’en empêcher le basculement dans l’orbite russe ou chinoise.

Là encore, le narratif médiatique privilégie la dramaturgie. Il transpose les schémas de la conquête territoriale classique à un environnement stratégique qui ne fonctionne plus selon ces logiques.

Le Groenland est une région autonome du Royaume du Danemark, État membre de l’OTAN. Toute action militaire américaine directe constituerait une violation frontale de l’article 5 et provoquerait un séisme politique majeur au sein de l’Alliance. Une telle hypothèse n’est cohérente que dans un scénario d’effondrement complet de l’ordre occidental, non dans la configuration actuelle.

Présence stratégique et contrôle par l’influence

Les États-Unis disposent déjà d’une implantation militaire majeure avec la base de Pituffik, pilier des dispositifs de surveillance balistique, spatiale et arctique de l’OTAN. Le Groenland est avant tout un point d’appui dans le contrôle du GIUK Gap, dans l’accès aux ressources critiques et dans la sécurisation des futures routes maritimes polaires.

L’enjeu n’est pas l’annexion, mais l’orientation politique, économique et sécuritaire du territoire. Comme au Venezuela, la logique n’est pas celle de la conquête, mais celle du verrouillage stratégique d’espaces clés afin d’empêcher leur basculement dans des architectures de puissance concurrentes.

Ce que ces deux théâtres révèlent, ce n’est pas le retour d’une guerre mondiale classique, mais l’intensification d’une conflictualité systémique où l’influence, la dissuasion, les normes et les infrastructures comptent davantage que l’occupation territoriale.


Pourquoi réarmer massivement sans se préparer à une guerre mondiale classique

Les développements analysés précédemment conduisent naturellement à s’interroger sur le sens du réarmement souverain en Europe et dans le monde. Dans un contexte de conflictualité diffuse, entre tensions régionales, guerres hybrides et rivalités technologiques, l’Union européenne a engagé un effort inédit de renforcement capacitaire, notamment au travers du plan Readiness 2030, qui pourrait mobiliser jusqu’à 800 milliards d’euros de dépenses de défense d’ici 2030 pour combler les lacunes capacitaires et améliorer la préparation collective. 

Ce changement quantitatif majeur conduit à redéfinir ce que l’on entend par « réarmer » dans un monde où les affrontements ne se concentrent plus sur des batailles d’infanterie classiques, mais sur des formes de confrontation technologique, informationnelle, économique et industrielle.

La fin du « dividende de la paix »

Depuis la fin de la guerre froide et le démantèlement du système bipolaire après 1989, une conviction stratégique s’est progressivement imposée : celle d’un ordre international pacifié, fondé sur l’interdépendance économique, les institutions multilatérales et la prédominance des économies de marché. Cette “paix libérale” a orienté les politiques de défense vers des niveaux de dépense relativement bas pendant plusieurs décennies, avec des conflits armés principalement localisés en Afrique ou au Moyen-Orient, souvent liés à des interventions contre le terrorisme ou à des engagements militaires limités.

Cette certitude a commencé à se fissurer à partir de 2014, avec l’annexion de la Crimée par la Russie, puis s’est pleinement déconstruites avec la guerre en Ukraine à partir de 2022. L’éclatement de violences majeures en Europe et l’intensification de conflits prolongés remettent en question l’idée que les marchés, la coopération économique et les règles internationales suffisent à garantir la paix. En réponse, les États réhabilitent la force comme instrument normal, et nécessaire, de la politique internationale.

Réarmer pour dissuader, pas pour envahir

Si la perspective d’une guerre mondiale de type 1939-1945 reste hautement hypothétique, la montée des dépenses de défense s’explique par une logique différente : la dissuasion.

Réarmer aujourd’hui ne signifie pas préfigurer une invasion massive d’un État contre un autre. Il s’agit plutôt de :

  1. Affirmer une capacité de réponse crédible face à des ruptures de stabilité (attaques cybernétiques, campagnes de désinformation, crises soudaines, frappes hybrides).

  2. Garantir la robustesse des chaînes de commandement, de renseignement et de projection, indispensables dans des conflits courts mais intenses.

  3. Dissuader toute escalade significative en montrant que les coûts d’une agression seraient trop élevés pour un adversaire.

Au niveau européen, l’effort ne se limite donc pas à des achats visibles : nouveaux fusils, blindés ou technologies “tangibles” servent autant à maintenir l’appui de l’opinion publique qu’à moderniser les forces. Mais l’essentiel des investissements porte sur des domaines stratégiques qui structurent la conflictualité contemporaine (cyber, espace, drones, renseignement, mobilité militaire).

L’importance relative de ces segments explique pourquoi des pays comme la Suède investissent récemment des sommes substantielles dans des drones de longue portée, des satellites militaires et des systèmes de guerre électronique. 

Ce réarmement ne vise pas à occuper des voisins. Il vise à rendre inefficace l’escalade adverse, à réduire les vulnérabilités et à augmenter le coût d’une attaque potentielle.

L’Europe et l’effort capacitaire : Readiness 2030

L’Union européenne, avec sa proposition Readiness 2030, structure cet effort de façon politique et industrielle.

Ce plan s’articule autour de plusieurs leviers concrets :

  • la possibilité d’activer des clauses d’évasion budgétaire pour augmenter les budgets de défense au-delà des plafonds habituels ;

  • un instrument de prêts de 150 milliards d’euros (Security Action for Europe – SAFE) pour faciliter l’achat conjoint de capacités critiques ;

  • la mobilisation de capitaux privés via des dispositifs d’investissement coordonnés ;

  • des mesures visant à booster l’innovation, la production et l’intégration des chaînes de valeur européennes.


En parallèle, les dépenses globales de défense des États membres de l’UE ont augmenté de façon soutenue : elles ont atteint environ 343 milliards d’euros en 2024, soit près de 1,9 % du PIB européen, et devraient s’approcher de 381 milliards en 2025 (encore non consolidé à date : Janvier 2026), avec une croissance annuelle significative. 

Dans ce cadre, l’effort capacitaire n’est pas seulement quantitatif : le plan vise à combler des lacunes critiques dans des domaines comme la défense anti-aérienne, la mobilité militaire transfrontalière, les systèmes de renseignement partagés ou encore les capacités spatiales et de cyber. 

Dissuasion conventionnelle, autonomie stratégique et messages politiques

Au-delà de la logique opérationnelle, la montée des budgets de défense inclut une dimension politique explicite : affirmer que les États européens ne sont pas des sous-puissances stratégiques, dépendant exclusivement d’un garant externe. Les démonstrations publiques, modernisation des uniformes, nouvelles cérémonies, investissements spectaculaires dans des matériels visibles, sont des signaux de crédibilité adressés tant à l’opinion nationale qu’aux partenaires et adversaires internationaux.

Cette stratégie de crédibilité ne s’oppose pas à l’intégration au sein de l’OTAN, mais cherche à en réduire la dépendance exclusive, en montrant que l’Europe peut contribuer de manière autonome à la dissuasion collective.

Le rôle structurant de l’industrie de défense

Derrière la hausse des budgets militaires se cache un enjeu plus profond que la simple modernisation des forces armées : la reconstruction d’une base industrielle capable de soutenir un effort de puissance dans la durée. L’expérience des conflits récents a rappelé une réalité longtemps négligée en Europe : une armée ne vaut que par sa capacité à être approvisionnée, réparée, renouvelée et montée en cadence.

La guerre en Ukraine a mis en lumière les limites des modèles industriels occidentaux fondés sur le « juste-à-temps », la faible profondeur de stocks et la dépendance à des chaînes d’approvisionnement mondialisées. Munitions, composants électroniques, poudres, métaux critiques, optiques, moteurs, systèmes de guidage : la souveraineté militaire est d’abord une souveraineté industrielle. Sans capacité de production autonome, sans délais maîtrisés, sans sécurisation des intrants stratégiques, la supériorité technologique reste théorique.

Le réarmement contemporain vise donc autant à reconstituer des volumes qu’à réorganiser des écosystèmes industriels complets. Il s’agit de garantir la capacité à produire en masse, rapidement, et sur le long terme, dans un contexte de conflictualité prolongée. Cette logique concerne aussi bien les armements conventionnels que les segments de haute technologie : drones, satellites, cyberdéfense, intelligence artificielle, systèmes de commandement interconnectés.

En Europe, cette dimension industrielle est au cœur des initiatives de coopération. Mutualisation des programmes, standardisation des équipements, sécurisation des chaînes de valeur, relocalisation de certaines productions critiques : l’objectif est moins de créer une « armée européenne » au sens institutionnel que de bâtir une base industrielle et technologique de défense capable de soutenir une autonomie stratégique crédible.

L’industrie de défense devient ainsi un pilier de la puissance au même titre que les forces armées elles-mêmes. Elle conditionne la dissuasion, la résilience en cas de crise prolongée, et la capacité à imposer des normes technologiques et opérationnelles à ses alliés comme à ses adversaires. Réarmer, ce n’est donc pas seulement acheter des armes. C’est reconstruire un système productif de guerre adapté aux formes contemporaines de la conflictualité.

Le cas européen : de la dépendance à la crédibilité stratégique

Le réarmement européen ne peut se comprendre sans partir d’un constat central : l’Europe demeure, malgré sa puissance économique, structurellement dépendante des États-Unis pour sa sécurité ultime. L’OTAN constitue la garantie militaire fondamentale du continent, tant en matière de dissuasion nucléaire que de commandement intégré, de renseignement stratégique, de capacités de projection et de supériorité technologique dans les domaines clefs du spatial, du cyber et de la frappe de précision.

Cette dépendance n’est pas seulement militaire, elle est politique. Elle signifie que, dans une crise majeure, la capacité de décision autonome des Européens reste conditionnée à la volonté de Washington. Or, dans un monde marqué par le retour de la compétition entre grandes puissances et par la possibilité de divergences d’intérêts entre alliés, cette situation devient de plus en plus problématique.

L’effort budgétaire engagé depuis 2022, et désormais structuré par des initiatives comme Readiness 2030, traduit une prise de conscience : la crédibilité stratégique ne repose pas uniquement sur des alliances, mais sur la capacité propre à planifier, décider et agir. Il ne s’agit pas de se substituer à l’OTAN, ni de rompre le lien transatlantique, mais de rééquilibrer la relation en dotant l’Europe d’une masse critique de capacités militaires, industrielles et opérationnelles.

Dans ce cadre, l’expression « armée européenne » est souvent mal comprise. Il ne s’agit pas, dans un horizon prévisible, de créer une force unique placée sous un commandement politique fédéral. L’enjeu réel est ailleurs : construire une cohérence stratégique européenne par l’intégration des capacités, l’interopérabilité des forces, la mutualisation du renseignement, la standardisation des équipements et la capacité à conduire des opérations de haute intensité sans dépendre entièrement des moyens américains.

Cette évolution répond à une exigence de crédibilité. Une puissance politique qui ne peut ni protéger ses frontières, ni sécuriser ses approvisionnements critiques, ni peser militairement dans son environnement proche, voit son influence se réduire mécaniquement. Le réarmement européen vise donc à restaurer une continuité entre poids économique, ambition diplomatique et capacité militaire.

En ce sens, l’Europe ne se réarme pas pour préparer une guerre de conquête, ni même nécessairement pour faire la guerre. Elle se réarme pour redevenir un acteur stratégique à part entière, capable de dissuader, de résister à la coercition, et de peser dans les rapports de force mondiaux sans être uniquement un théâtre d’affrontement ou un enjeu de protection pour des puissances extérieures.

Une hypothétique “WW3” serait radicalement différente de 39-45

Les axes développés précédemment convergent vers un constat central : si un affrontement majeur entre grandes puissances devait advenir, il ne prendrait en aucun cas la forme d’une répétition du second conflit mondial.

La dissuasion nucléaire continue de structurer l’équilibre stratégique global. Elle instaure une contrainte absolue : aucune grande puissance ne peut envisager rationnellement une guerre totale sans s’exposer à une destruction mutuelle assurée. Ce verrou stratégique ne supprime pas la conflictualité, mais il en borne les formes et en déplace les terrains.

À cette contrainte s’ajoute un second facteur tout aussi structurant : l’interdépendance économique. Les chaînes d’approvisionnement mondialisées, la financiarisation des économies, la dépendance énergétique et la densité des échanges rendent toute rupture systémique extraordinairement coûteuse. La guerre en Ukraine en fournit une illustration concrète : choc inflationniste, désorganisation des marchés, tensions industrielles, coûts budgétaires massifs. Même un conflit régional produit désormais des effets globaux immédiats.

Enfin, la transformation des instruments de puissance modifie profondément la nature même de la guerre. Le contrôle de l’information, du cyberespace, de l’espace extra-atmosphérique, des flux énergétiques et des normes technologiques offre des leviers d’efficacité stratégique souvent supérieurs à ceux d’une confrontation conventionnelle de masse. Forces spéciales, capacités de frappe à distance, renseignement, drones, guerre électronique et opérations d’influence permettent d’atteindre des objectifs politiques majeurs sans mobilisation générale ni occupation territoriale prolongée.

Dans ce cadre, l’augmentation mondiale des budgets de défense ne prépare pas une mobilisation de millions de soldats sur des fronts continus. Elle vise à couvrir un spectre large de scénarios, à renforcer la dissuasion conventionnelle, à sécuriser les infrastructures critiques et à garantir la supériorité dans les domaines décisifs de la conflictualité contemporaine.

Une « troisième guerre mondiale », si elle devait exister, ne serait pas une guerre de tranchées, de divisions blindées et de capitulations formelles. Elle serait fragmentée, systémique, technologique, économique, informationnelle. Elle se jouerait moins dans la conquête de territoires que dans le contrôle des architectures de puissance qui structurent le monde.


Cet article a été élaboré avec l’assistance d’outils d’intelligence artificielle, dans un cadre d’analyse, de direction intellectuelle et de responsabilité éditoriale entièrement humain.

Nous trouver

37, Rue Albert 1er

92600 Asnières sur Seine

Demander notre manifeste
Nous trouver

37, Rue Albert 1er

92600 Asnières sur Seine

Demander notre manifeste
Nous trouver

37, Rue Albert 1er

92600 Asnières sur Seine

Demander notre manifeste